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La forme et les proportions des lèvres

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18 minMis à jour le

L’apparence des lèvres dépend principalement de leur largeur, de la hauteur du vermillon, du rapport entre lèvre supérieure et inférieure, de la forme de l’arc de Cupidon, de la longueur du philtrum et de leur projection de profil.

Pour les mesurer, le visage doit être au repos, lèvres naturellement jointes sans les serrer. La photographie de face doit être prise sans sourire et celle de profil avec la tête en position neutre.

1. La forme générale des lèvres

a. Les principaux repères

Le vermillon correspond à la partie colorée visible des lèvres.

Le stomion est le point situé au milieu de la ligne où les deux lèvres se rejoignent.

Le labiale superius est le point central le plus haut du vermillon supérieur, au creux de l’arc de Cupidon.

Le labiale inferius est le point central le plus bas du vermillon inférieur.

Les cheilions correspondent aux deux commissures, c’est-à-dire aux coins de la bouche.

Le subnasale correspond au point central où la base du nez rejoint la lèvre supérieure.

Enfin, les deux crista philtri correspondent aux deux sommets de l’arc de Cupidon. Ces repères sont utilisés en anthropométrie pour mesurer la largeur de la bouche, les vermillons et le philtrum.

b. Hauteur de la lèvre supérieure

La hauteur visible du vermillon supérieur se mesure verticalement au milieu de la bouche :

labiale superius → stomion

Cette mesure ne comprend donc pas le philtrum.

Dans une étude portant sur 300 jeunes modèles masculins caucasiens, le vermillon supérieur mesurait en moyenne 5,9 mm.

Une lèvre supérieure très fine réduit fortement cette mesure. Une lèvre supérieure épaisse l’augmente.

La hauteur absolue reste cependant moins importante que sa proportion avec la lèvre inférieure et la largeur de la bouche.

c. Hauteur de la lèvre inférieure

Le vermillon inférieur se mesure :

stomion → labiale inferius

Dans le même échantillon de 300 hommes, il mesurait en moyenne 11,15 mm, soit presque deux fois la hauteur du vermillon supérieur.

La lèvre inférieure est donc généralement plus haute et plus volumineuse que la supérieure dans la forme masculine recherchée.

2. Le rapport entre les deux lèvres

a. Lower-to-Upper Lip Ratio

Le rapport le plus utilisé compare directement la hauteur des deux vermillons :

hauteur du vermillon inférieur ÷ hauteur du vermillon supérieur

Une valeur de 1 signifie que les deux lèvres ont exactement la même hauteur.

Une valeur de 1,5 signifie que la lèvre inférieure est 50 % plus haute.

Une valeur de 2 signifie qu’elle est deux fois plus haute.

Les références utilisées pour les visages masculins placent généralement ce ratio entre environ 1,4 et 2, avec 1,5 à 1,6 fréquemment présenté comme une valeur centrale.

L’étude sur 300 modèles masculins donne :

11,15 ÷ 5,9 = 1,89

Cette valeur montre qu’un ratio proche de 1,8 à 1,9 peut également très bien fonctionner chez l’homme.

On peut donc retenir une zone générale autour de 1,5 à 2, avec environ 1,6 à 1,9 comme repère particulièrement intéressant.

Il n’existe toutefois pas une seule proportion universelle. Une étude chinoise récente a par exemple trouvé une préférence pour un rapport proche de 1:1 sur des images masculines manipulées.

b. Épaisseur totale des lèvres

On peut également additionner les deux vermillons :

labiale superius → labiale inferius

Dans l’échantillon des 300 modèles masculins :

5,9 + 11,15 = 17,05 mm

pour une bouche d’environ 51 mm de large.

Le rapport hauteur totale / largeur était donc proche de :

17,05 ÷ 50,98 = 0,33

Autrement dit, la hauteur totale des vermillons représentait environ un tiers de la largeur de la bouche.

Une étude chinoise expérimentale trouvait plutôt une préférence masculine pour un rapport hauteur/largeur proche de 1:2,5, soit environ 0,40.

Une zone grossière autour de 0,33 à 0,40 permet donc de décrire des lèvres suffisamment présentes sans devenir extrêmement épaisses par rapport à leur largeur.

3. La largeur de la bouche

a. Largeur absolue

La largeur de la bouche se mesure entre les deux commissures :

cheilion gauche → cheilion droit

Dans l’étude portant sur 300 modèles masculins, la largeur moyenne était de 50,98 mm.

La valeur absolue dépend naturellement de la taille du visage. Il est donc préférable de comparer cette largeur au nez et à la mâchoire.

b. Mouth-to-Nose Ratio

La largeur du nez se mesure entre les deux alares, c’est-à-dire les points les plus latéraux des ailes du nez.

Le ratio est :

largeur cheilion-cheilion ÷ largeur alare-alare

Une zone autour de 1,45 à 1,65 est fréquemment utilisée, avec environ 1,5 à 1,6 comme valeur centrale. Certains systèmes récents élargissent la plage jusqu’à environ 1,8.

Avec un nez de 35 mm et une bouche de 54 mm :

54 ÷ 35 = 1,54

La bouche est donc environ 54 % plus large que le nez.

Sous environ 1,4, la bouche devient relativement étroite par rapport au nez. Au-dessus d’environ 1,7 à 1,8, elle devient particulièrement large.

c. Mouth-to-Bigonial Ratio

Il est également possible de comparer la bouche à la largeur de la mâchoire.

La largeur bigoniale correspond à la distance entre les deux gonions, approximativement les deux angles latéraux de la mandibule.

Le ratio est :

largeur cheilion-cheilion ÷ largeur bigoniale

Une étude expérimentale sur l’attractivité trouvait comme proportion préférée une bouche représentant environ 1/2,5 de la largeur bigoniale :

1 ÷ 2,5 = 0,40

soit environ 40 %.

Les ratios utilisés pour les visages masculins se situent généralement autour de 0,40 à 0,48.

Une valeur centrale autour de 0,42 à 0,45 constitue donc un bon repère.

Une bouche étroite par rapport à une mâchoire large peut donner l’impression d’être concentrée au centre du visage. Une bouche suffisamment large accompagne mieux une grande largeur mandibulaire.

4. Le philtrum et l’arc de Cupidon

a. Longueur du philtrum

Le philtrum correspond à la partie située entre la base du nez et le bord supérieur du vermillon.

Sa hauteur centrale se mesure :

subnasale → labiale superius

Dans l’étude des 300 modèles masculins, la hauteur du philtrum était en moyenne de 15,82 mm.

La valeur absolue est toutefois fortement dépendante de la taille du visage.

Un philtrum très long augmente l’espace entre le nez et la bouche et fait descendre visuellement la bouche dans le tiers inférieur. À l’inverse, un philtrum court rapproche le vermillon supérieur du nez.

b. Philtrum par rapport à la lèvre supérieure

Une comparaison intéressante consiste à diviser la longueur du philtrum par la hauteur du vermillon supérieur :

subnasale-labiale superius ÷ labiale superius-stomion

Dans l’échantillon de modèles masculins :

15,82 ÷ 5,9 ≈ 2,68

Le philtrum était donc environ 2,7 fois plus haut que le vermillon supérieur.

Une zone autour de 2,5 à 3 constitue ainsi un repère masculin utile.

Un ratio très élevé correspond à un long philtrum associé à une petite lèvre supérieure. Un ratio faible correspond soit à un philtrum court, soit à une lèvre supérieure très épaisse.

c. Largeur de l’arc de Cupidon

La largeur de l’arc de Cupidon se mesure entre ses deux sommets :

crista philtri gauche → crista philtri droite

Dans l’échantillon masculin précédent, cette largeur était d’environ 14,2 mm pour une largeur totale de bouche d’environ 51 mm.

Le ratio était donc :

14,2 ÷ 51 ≈ 0,28

La partie centrale de l’arc de Cupidon représentait environ 28 % de la largeur totale de la bouche.

Une largeur importante produit un arc de Cupidon plus étalé. Une petite largeur concentre davantage les deux sommets au milieu.

d. Angle de l’arc de Cupidon

L’angle central permet de mesurer à quel point l’arc de Cupidon est marqué.

On place le sommet de l’angle au labiale superius, c’est-à-dire au creux central, puis on trace une ligne vers chacune des deux crista philtri.

L’angle est donc :

crista philtri gauche → labiale superius → crista philtri droite

Plus l’angle est petit, plus l’arc de Cupidon est prononcé. Plus il approche de 180°, plus le bord supérieur devient plat.

Chez les 300 modèles masculins étudiés, l’angle moyen était de 138,3° avec un écart-type d’environ 8°.

Une zone autour de 130 à 145° constitue donc un bon repère pour un arc visible sans être extrêmement pointu.

5. La position verticale de la bouche

a. Rapport nez-bouche-menton

La bouche doit également être située correctement dans le tiers inférieur.

Une méthode consiste à comparer la distance entre la base du nez et la bouche avec celle entre la bouche et le bas du menton.

On mesure :

subnasale → stomion

puis :

stomion → menton

Le ratio est :

stomion-menton ÷ subnasale-stomion

Une étude d’eye-tracking portant sur les proportions labiales trouvait comme configuration la plus attractive une distance bouche-menton environ deux fois supérieure à la distance nez-bouche.

Le repère est donc approximativement :

2 : 1

La bouche se trouve ainsi à environ un tiers de la distance entre la base du nez et le menton.

Un ratio faible indique une bouche située relativement bas. Un ratio élevé indique une bouche relativement proche du nez avec une grande hauteur sous la bouche.

b. Philtrum et menton

Certains systèmes utilisent plutôt un « chin-to-philtrum ratio ».

La définition doit être précisée, car plusieurs variantes circulent. Une méthode consiste à comparer la distance entre le bas de la lèvre inférieure et le bas du menton à la longueur du philtrum :

labiale inferius → menton

divisé par :

subnasale → labiale superius

Des plages autour de 2 à 2,5 sont souvent utilisées, avec certaines classifications allant jusqu’à environ 2,75.

Ce ratio n’est cependant pas interchangeable avec le rapport subnasale-stomion / stomion-menton précédent, car les points de départ ne sont pas les mêmes.

6. Les commissures et la ligne de la bouche

a. Commissures droites, montantes ou descendantes

Les commissures peuvent être situées plus haut, au même niveau ou plus bas que le centre de la fente buccale.

Sur une photographie de face au repos, on trace une horizontale passant par le stomion puis on regarde la position des deux cheilions.

Cheilions au-dessus du stomion : commissures légèrement montantes.

Cheilions approximativement au même niveau : bouche droite.

Cheilions en dessous : commissures descendantes.

Une ligne droite ou légèrement montante est généralement préférée.

Une forte descente des commissures crée davantage l’apparence d’une expression triste ou tendue, même au repos.

Il n’existe pas de plage angulaire suffisamment standardisée pour justifier un ratio précis. La mesure qualitative est donc plus utile.

b. Horizontalité de la bouche

Il faut distinguer la courbure des commissures de l’inclinaison générale de toute la bouche.

Cette dernière se mesure en traçant une ligne entre les deux cheilions et en comparant cette ligne à l’horizontale.

Dans l’étude des 300 modèles masculins, l’obliquité moyenne n’était que d’environ 1°.

Une bouche globalement horizontale et symétrique constitue donc la référence.

Une inclinaison importante d’un côté correspond davantage à une asymétrie qu’à une caractéristique normale de forme.

c. Fermeture des lèvres

Au repos, les lèvres doivent pouvoir se rejoindre sans contraction importante du menton ou de la région péri-orale.

L’interlabial gap correspond à l’espace vertical restant entre les deux lèvres lorsque la mâchoire est en position de repos.

Avec les lèvres naturellement jointes :

interlabial gap ≈ 0 mm

Une séparation persistante peut modifier fortement l’apparence de la bouche et dépend souvent de la position des incisives, des mâchoires, de la hauteur faciale ou des tissus mous plutôt que des lèvres seules.

7. Les lèvres vues de profil

a. Projection de la lèvre supérieure et inférieure

De profil, il faut distinguer l’épaisseur du vermillon de sa projection.

Une lèvre peut être épaisse verticalement sans beaucoup dépasser vers l’avant, ou au contraire être assez fine mais projetée par la position des dents et du maxillaire.

La lèvre supérieure se trouve généralement légèrement en avant de la lèvre inférieure lorsque le visage est observé par rapport à une verticale.

Cependant, la lèvre inférieure est habituellement plus proche de la E-line, car cette ligne est inclinée entre le nez et le menton.

L’équilibre dépend donc moins du fait qu’une lèvre « dépasse » l’autre que de leur relation avec le nez, les incisives et le menton.

b. E-line

La E-line de Ricketts est l’une des méthodes les plus simples pour mesurer la projection labiale.

Sur un profil strict, on trace une ligne entre :

pointe du nez, ou pronasale → point le plus avancé du menton, ou pogonion

On mesure ensuite perpendiculairement la distance entre cette ligne et le point le plus avancé de chaque lèvre.

Une valeur négative signifie que la lèvre reste derrière la ligne.

Une valeur positive signifie qu’elle dépasse devant.

La référence classique donne approximativement :

lèvre supérieure : −4 mm

lèvre inférieure : −2 mm

La lèvre inférieure est donc légèrement plus proche de la E-line que la supérieure.

Les préférences modernes acceptent toutefois davantage de projection que les anciennes normes orthodontiques. Dans une expérience utilisant un profil masculin blanc idéalisé, les positions les mieux notées lorsque les lèvres étaient déplacées ensemble se situaient autour de 4 à 6 mm derrière la E-line, tandis qu’une forte rétrusion ou un passage devant la ligne diminuait l’attractivité.

La E-line dépend fortement de la taille du nez et de la projection du menton. Elle doit donc être considérée comme une mesure de l’équilibre du profil, pas comme une mesure isolée des lèvres.

c. Angle nasolabial

L’angle nasolabial décrit la transition entre le nez et la lèvre supérieure.

Sur un profil, il se mesure au niveau du subnasale entre une ligne suivant la columelle et une ligne suivant la partie supérieure de la lèvre :

columelle → subnasale → lèvre supérieure

Un angle faible produit une transition plus fermée. Un angle élevé donne une transition plus ouverte et fait généralement paraître la lèvre supérieure davantage reculée.

Chez l’homme, plusieurs études ont trouvé des préférences autour de 90 à 100°.

Une étude classique trouvait environ 96° chez les hommes. Une autre trouvait environ 97°. Une étude 3D publiée en 2025 a trouvé 90° comme angle masculin le mieux évalué parmi 70°, 80°, 90°, 100° et 110°.

Une zone autour de 90 à 100° constitue donc un bon repère masculin, avec environ 95° comme valeur centrale pratique.

d. Angle mentolabial

L’angle mentolabial mesure la transition entre la lèvre inférieure et le menton.

Il est formé autour du sillon mentolabial, entre la surface inférieure de la lèvre et la partie antérieure du menton.

Un angle très fermé produit un sillon profond et marqué. Un angle très ouvert efface davantage la séparation entre lèvre et menton.

Une étude utilisant un profil masculin caucasien idéalisé a trouvé comme zone la plus attractive environ 107 à 118°.

Cette mesure dépend fortement de la projection du menton et des incisives inférieures, mais elle participe directement à l’intégration de la lèvre inférieure dans le profil.

8. La forme générale recherchée

a. De face

La bouche est suffisamment large par rapport au nez et à la mâchoire.

Un ratio bouche/nez autour de 1,5 à 1,6 et un ratio bouche/largeur bigoniale autour de 0,40 à 0,48 constituent de bons repères.

La lèvre inférieure est généralement plus haute que la supérieure, avec un ratio inférieur/supérieur autour de 1,5 à 2. Un rapport proche de 1,6 à 1,9 fonctionne particulièrement bien pour une morphologie masculine.

L’arc de Cupidon reste visible sans être extrêmement étroit. Sa largeur représente environ 28 % de la largeur de la bouche dans un grand échantillon de modèles masculins et son angle central se situe autour de 138°.

Les commissures sont droites ou légèrement relevées et l’ensemble de la bouche reste proche de l’horizontale.

b. Verticalement

Le philtrum reste suffisamment court par rapport au reste du tiers inférieur.

Une longueur autour de 2,5 à 3 fois la hauteur du vermillon supérieur constitue un repère utile.

Entre la base du nez et le menton, la distance bouche-menton est approximativement deux fois supérieure à la distance nez-bouche.

Les lèvres occupent ainsi une position relativement haute dans le tiers inférieur sans se rapprocher excessivement du nez.

c. De profil

Les lèvres possèdent une projection suffisante mais restent intégrées entre le nez et le menton.

La lèvre supérieure conserve un soutien visible et la lèvre inférieure ne dépasse pas fortement en avant de l’ensemble du profil.

Par rapport à la E-line, une position légèrement en retrait reste un bon repère, traditionnellement autour de −4 mm pour la lèvre supérieure et −2 mm pour la lèvre inférieure.

L’angle nasolabial se situe approximativement entre 90 et 100° et l’angle mentolabial autour de 107 à 118°.

9. Les principales mesures

a. Rapport lèvre inférieure / lèvre supérieure

Mesure : hauteur stomion → labiale inferius ÷ hauteur labiale superius → stomion

Repère : environ 1,5 à 2

Valeur centrale : environ 1,6 à 1,9

b. Hauteur totale des vermillons par rapport à la largeur

Mesure : hauteur labiale superius → labiale inferius ÷ largeur cheilion gauche → cheilion droit

Repère : environ 0,33 à 0,40

c. Mouth-to-Nose Ratio

Mesure : largeur cheilion gauche → cheilion droit ÷ largeur alare gauche → alare droit

Repère : environ 1,45 à 1,65

Valeur centrale : environ 1,5 à 1,6

d. Mouth-to-Bigonial Ratio

Mesure : largeur cheilion gauche → cheilion droit ÷ largeur gonion gauche → gonion droit

Repère : environ 0,40 à 0,48

Valeur centrale : environ 0,42 à 0,45

e. Philtrum / lèvre supérieure

Mesure : hauteur subnasale → labiale superius ÷ hauteur labiale superius → stomion

Repère : environ 2,5 à 3

Valeur centrale : environ 2,7

f. Largeur de l’arc de Cupidon

Mesure : largeur crista philtri gauche → crista philtri droite ÷ largeur cheilion gauche → cheilion droit

Repère : environ 0,28

g. Angle de l’arc de Cupidon

Mesure : angle crista philtri gauche → labiale superius → crista philtri droite

Repère : environ 130 à 145°

Valeur centrale : environ 138°

h. Position verticale de la bouche

Mesure : distance stomion → menton ÷ distance subnasale → stomion

Repère : environ 2

La distance sous la bouche représente donc approximativement deux fois celle située entre le nez et la bouche.

i. Chin-to-Philtrum Ratio

Mesure : distance labiale inferius → menton ÷ distance subnasale → labiale superius

Repère utilisé : environ 2 à 2,5

Certaines classifications étendent la plage jusqu’à environ 2,75.

j. Inclinaison générale de la bouche

Mesure : angle de la ligne cheilion gauche → cheilion droit par rapport à l’horizontale

Repère : proche de 0°

Valeur observée chez des modèles masculins attractifs : environ 1°

k. E-line — lèvre supérieure

Mesure : distance perpendiculaire entre le point le plus avancé de la lèvre supérieure et la ligne pronasale → pogonion

Repère classique : environ −4 mm

Une valeur négative signifie que la lèvre est derrière la E-line.

l. E-line — lèvre inférieure

Mesure : distance perpendiculaire entre le point le plus avancé de la lèvre inférieure et la ligne pronasale → pogonion

Repère classique : environ −2 mm

m. Angle nasolabial

Mesure : angle columelle → subnasale → lèvre supérieure

Repère masculin : environ 90 à 100°

Valeur centrale : environ 95°

n. Angle mentolabial

Mesure : angle formé entre la lèvre inférieure, le fond du sillon mentolabial et le contour antérieur du menton

Repère : environ 107 à 118°

10. Les mesures les plus utiles

Pour décrire rapidement les lèvres, les mesures les plus informatives sont le rapport entre les deux vermillons, la largeur de la bouche par rapport au nez et à la mâchoire, la longueur du philtrum, la position verticale de la bouche et la projection des lèvres de profil.

Un ensemble proche de :

lèvre inférieure / supérieure : 1,6 à 1,9

bouche / nez : 1,5 à 1,6

bouche / largeur bigoniale : 0,42 à 0,45

philtrum / vermillon supérieur : environ 2,5 à 3

arc de Cupidon : environ 130 à 145°

bouche-menton / nez-bouche : environ 2

E-line : lèvres légèrement en retrait

angle nasolabial : environ 90 à 100°

angle mentolabial : environ 107 à 118°

décrit des lèvres masculines assez larges, présentes sans être excessivement épaisses, avec une lèvre inférieure plus développée, un philtrum proportionné et une bonne intégration dans le tiers inférieur et le profil.

- Victor Billot Bonnafoux

Sources

Les références de cette fiche restent à compléter.


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