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La forme et les proportions du nez

Tiers médian
23 minMis à jour le

L’apparence du nez dépend principalement de sa longueur, sa largeur, la forme de son dorsum, la projection et la rotation de sa pointe, la largeur de sa base et sa relation avec le front, les yeux, les lèvres et le menton.

Pour le mesurer correctement, il faut utiliser une photographie strictement de face et une photographie de profil strict, prises de suffisamment loin pour limiter la déformation. Une vue du dessous peut compléter l’analyse de la pointe, des narines et de la columelle.

1. Les proportions générales du nez

a. Les principaux repères

Plusieurs points permettent de mesurer presque toutes les proportions du nez.

Le nasion correspond à la racine du nez, approximativement au creux où le front rejoint l’arête nasale. Le pronasale est le point le plus avancé de la pointe du nez. Le subnasale est le point situé sous la columelle, là où le nez rejoint la lèvre supérieure.

Les deux alare sont les points les plus latéraux des ailes du nez. Les zygions correspondent aux points les plus latéraux des pommettes. Les canthi médiaux sont les coins internes des yeux.

Ces repères permettent de comparer la hauteur du nez, sa largeur, sa projection et sa place dans le visage. Les définitions nasion, pronasale, subnasale et alare sont celles utilisées en anthropométrie nasale.

b. Hauteur et largeur

La hauteur anatomique du nez se mesure du nasion au subnasale :

nasion → subnasale

La largeur correspond à la distance entre les deux points les plus latéraux des ailes :

alare gauche → alare droit

On peut ensuite calculer :

hauteur nasale ÷ largeur nasale

Un rapport autour de 1,4 à 1,5 produit un nez relativement long par rapport à sa largeur. Les systèmes récents d’analyse faciale utilisent notamment environ 1,44 à 1,52. Cette plage est proche du canon chirurgical selon lequel la largeur de la base représente environ 70 % de la hauteur nasale, soit un rapport hauteur/largeur d’environ 1,43.

Sous environ 1,3, le nez paraît relativement court et large. Au-dessus d’environ 1,5 à 1,6, il devient relativement long et étroit.

c. Indice nasal

La même proportion peut être exprimée dans l’autre sens avec l’indice nasal :

largeur alare-alare ÷ hauteur nasion-subnasale × 100

Un indice inférieur à 70 correspond traditionnellement à un nez leptorrhinien, donc long et étroit. Entre 70 et 85, il est mésorrhinien. Au-dessus de 85, il est platyrrhinien, donc relativement large et court.

Un ratio hauteur/largeur de 1,45 correspond par exemple à un indice nasal d’environ 69.

Les deux mesures décrivent donc exactement la même caractéristique sous deux formes différentes.

d. Longueur du dorsum

La longueur visible de l’arête est généralement mesurée du nasion au pronasale :

nasion → pronasale

Elle diffère légèrement de la hauteur nasion-subnasale, puisque le pronasale se trouve en avant du visage.

Chez l’adulte, la longueur nasion-pronasale tourne souvent autour de 50 à 60 mm, avec des différences importantes selon le sexe et la morphologie. Des références de rhinoplastie donnent autour de 57,5 mm en moyenne dans certaines populations caucasiennes.

La valeur absolue importe surtout lorsqu’elle est comparée aux dimensions du visage.

Une proportion classique place la longueur du nez autour de 0,67 de la hauteur du tiers inférieur du visage.

2. Le nez vu de face

a. Largeur par rapport au visage

La largeur du nez se mesure entre les deux alare, c’est-à-dire entre les points les plus latéraux des ailes.

Pour savoir si le nez est large ou étroit, il faut la comparer à la largeur bizygomatique :

largeur alare-alare ÷ largeur zygion-zygion

Une plage d’environ 0,24 à 0,26 est fréquemment utilisée pour un visage masculin, soit environ 24 à 26 % de la largeur des pommettes.

Un visage de 140 mm de largeur donnerait ainsi une largeur nasale d’environ 34 à 36 mm.

Une valeur plus faible donne un nez relativement étroit. Une valeur plus élevée donne un nez occupant davantage de largeur au centre du visage.

Les anciens canons proposent parfois une largeur proche d’un cinquième du visage, mais des mesures de populations réelles montrent fréquemment une base plus large. Une étude caucasienne trouvait par exemple environ 36 mm de largeur alaire contre 30 mm de distance intercanthale.

b. Largeur par rapport aux yeux

Un autre repère consiste à comparer les ailes du nez à l’espace entre les coins internes des yeux.

On mesure :

largeur alare-alare ÷ distance canthus médial gauche → canthus médial droit

Le canon classique est proche de 1,0 : les ailes du nez tombent approximativement sous les coins internes des yeux.

Pour une analyse pratique, environ 1,0 à 1,1 constitue une plage raisonnable, avec une base nasale égale ou légèrement supérieure à la distance intercanthale. Une étude sur des patients très satisfaits après rhinoplastie retrouvait d’ailleurs un ratio moyen proche de 1,03.

À 1,0, les deux largeurs sont égales.

À 1,1, le nez est 10 % plus large que l’espace intercanthal.

Un nez nettement plus large augmente fortement sa présence au centre du visage.

c. Largeur par rapport à la bouche

Le nez peut également être comparé à la largeur de la bouche.

La mesure est :

largeur commissure gauche → commissure droite ÷ largeur alare-alare

Une plage d’environ 1,38 à 1,52 est souvent utilisée, avec environ 1,4 à 1,5 comme zone centrale.

Cela signifie que la bouche est approximativement 40 à 50 % plus large que le nez.

Une étude de 2026 portant sur 156 hommes célèbres considérés comme attractifs retrouvait un rapport nez/bouche particulièrement stable autour de 0,70 à 0,73, ce qui correspond dans l’autre sens à environ 1,37 à 1,43 pour bouche/nez.

Cette mesure est utile car un nez qui semble large sur un visage peut paraître parfaitement proportionné si la bouche est elle-même large.

d. Largeur de l’arête

La largeur des ailes ne dit pas si l’arête elle-même est large.

La partie osseuse supérieure et le tiers moyen doivent être observés séparément.

De face, deux lignes peuvent être suivies depuis la partie médiale des sourcils jusqu’à la pointe. Elles sont appelées dorsal aesthetic lines. Elles convergent légèrement au niveau de la racine et du tiers moyen puis s’écartent vers les tip-defining points de la pointe.

Chez l’homme, le dorsum est généralement plus large et plus droit que chez la femme.

La largeur de la base osseuse est souvent placée autour de 70 à 80 % de la largeur alaire.

Par exemple, pour une base nasale de 36 mm :

36 × 0,75 = 27 mm

donnerait environ 27 mm pour la largeur de la pyramide osseuse à son niveau large.

La largeur du dorsum central est plus faible. Les lignes dorsales doivent se resserrer au tiers moyen puis rejoindre progressivement la pointe.

e. Pointe et bulbosity

La pointe doit être distinguée de la largeur totale des ailes.

Elle est formée notamment par deux tip-defining points, correspondant aux deux zones de réflexion lumineuse créées par les cartilages de la pointe.

Une pointe définie présente deux points relativement proches et un contour distinct des ailes. Une pointe bulbous présente au contraire une masse plus ronde et large, avec moins de séparation entre la pointe et les côtés du nez.

Il n’existe pas de ratio universel suffisamment fiable pour définir la « bulbosity ». La largeur des tip-defining points doit surtout rester cohérente avec la largeur du tiers moyen et les lignes dorsales.

Les lignes dorsales doivent se terminer progressivement au niveau de ces deux points plutôt que déboucher sur une pointe beaucoup plus large.

f. Symétrie et déviation

Le nez doit également être évalué par rapport à l’axe vertical du visage.

On peut tracer une ligne :

milieu de la glabelle → milieu du philtrum → milieu du menton

L’arête, la pointe et la columelle doivent rester aussi proches que possible de cet axe.

Une déviation peut être limitée au dorsum, à la pointe ou concerner toute la pyramide nasale.

Une forme légèrement asymétrique est fréquente, mais une déviation visible attire rapidement l’attention car le nez occupe le centre géométrique du visage.

3. La racine et le dorsum vus de profil

a. Radix

Le radix correspond à la racine visible du nez, c’est-à-dire la zone où le front commence à se transformer en dorsum nasal.

Le point le plus profond de cette transition est proche du sellion. Dans l’analyse photographique, le terme nasion est souvent utilisé de manière plus simple pour repérer cette région.

Sa hauteur influence fortement l’apparence de la longueur du nez. Un radix très bas crée une transition profonde avec le front et fait paraître le dorsum plus court ou plus bossu. Un radix haut allonge visuellement le nez et rend la transition front-nez plus continue.

Verticalement, la racine se situe habituellement vers la région comprise entre le bord supérieur des cils et le pli de la paupière supérieure.

La projection peut également être mesurée depuis le plan de la cornée. Une référence clinique classique place le radix environ 10 mm en avant du plan cornéen.

b. Angle nasofrontal

L’angle nasofrontal mesure la transition entre le front et l’arête du nez.

Son sommet se trouve au niveau du radix/nasion.

On trace une première ligne depuis la glabelle vers le nasion, puis une seconde depuis le nasion le long du dorsum vers la pointe.

L’angle entre ces deux lignes donne le nasofrontal angle.

Une plage classique chez l’homme se situe autour de 120 à 130°.

Une étude expérimentale ayant modifié cet angle sur un profil masculin trouvait environ 130° comme valeur la mieux évaluée, avec une plage largement acceptable de 127 à 142°.

Un angle plus petit crée une cassure fronto-nasale plus profonde et plus nette.

Un angle plus grand aplatit la transition entre le front et le nez.

Pour un profil masculin structuré, environ 120 à 130° constitue un repère simple, avec environ 125 à 130° comme zone centrale.

c. Forme du dorsum

Le dorsum correspond à la ligne allant du radix vers la pointe.

Chez l’homme, la forme généralement recherchée est droite. Une très légère convexité peut également fonctionner, particulièrement sur un visage avec brow ridge et menton développés.

Une concavité marquée donne un nez « scooped », tandis qu’une convexité importante produit une bosse dorsale.

Les références de rhinoplastie masculine décrivent généralement un dorsum droit et plus antérieur que chez la femme. Une analyse de composites masculins jugés optimaux retrouvait également un profil droit.

La forme doit être regardée avec la projection de la pointe. Une pointe insuffisamment projetée peut faire paraître le dorsum bossu même si la bosse elle-même n’est pas importante.

4. La projection du nez vue de profil

a. Angle nasofacial

L’angle nasofacial mesure la proéminence générale du nez par rapport au visage.

On trace une ligne faciale approximativement de la glabelle au pogonion, c’est-à-dire le point le plus avancé du menton.

On trace ensuite une ligne suivant l’axe du dorsum, du nasion vers la pointe.

L’angle entre les deux correspond au nasofacial angle.

La plage classique est d’environ 30 à 40°. Chez l’homme, les valeurs se trouvent plutôt vers la partie supérieure de cette plage.

Une étude expérimentale sur un profil masculin trouvait environ 30° comme valeur la mieux évaluée et 27 à 36° comme plage acceptable.

Pour une analyse simple :

moins de 27° : nez relativement peu proéminent

27 à 36° : plage équilibrée

environ 30 à 35° : zone centrale

plus de 36 à 40° : nez de plus en plus proéminent

Il ne faut pas confondre cet angle avec le nasofrontal : le nasofacial mesure la projection du nez par rapport au visage, alors que le nasofrontal mesure la cassure entre front et nez.

b. Projection de la pointe : ratio de Goode

La projection de la pointe correspond à la distance à laquelle le pronasale avance devant le visage.

La méthode de Goode est la plus couramment utilisée.

On trace d’abord une ligne allant du nasion à la pointe du nez.

On trace ensuite une ligne depuis la pointe jusqu’au plan vertical passant par le sillon alaire.

Le ratio est :

projection de la pointe ÷ longueur nasion-pronasale

Une projection normale se situe autour de 0,55 à 0,60.

Cela signifie que la projection représente environ 55 à 60 % de la longueur nasale.

Sous 0,55, la pointe est relativement sous-projetée.

Entre 0,55 et 0,60, elle est correctement projetée.

Au-dessus de 0,60, elle devient relativement hyperprojetée.

Une autre méthode donne environ 0,67 lorsque la projection est mesurée différemment, à partir de l’alar crease jusqu’à la pointe. Ces deux chiffres ne doivent donc pas être mélangés : ils correspondent à des constructions géométriques différentes.

c. Rapport 3:4:5

Une autre représentation classique utilise un triangle 3:4:5.

La projection correspond à 3 unités, la hauteur à 4 unités et la longueur oblique du nez à 5 unités.

Cette méthode aboutit à une géométrie proche de celle obtenue avec le ratio de Goode.

Elle est surtout utile pour comprendre qu’un nez ne doit pas simplement être long : sa projection doit augmenter avec sa hauteur.

5. La pointe du nez vue de profil

a. Rotation et angle nasolabial

La rotation de la pointe est principalement évaluée avec l’angle nasolabial.

Son sommet se situe au subnasale.

On trace une ligne suivant la columelle vers la pointe puis une seconde suivant la lèvre supérieure.

L’angle entre les deux donne le nasolabial angle.

Chez l’homme, les références cliniques classiques utilisent environ 90 à 95°.

Les études de préférence donnent une zone légèrement plus large. L’une trouvait une moyenne optimale de 95,96°, tandis qu’une étude réalisée auprès de la population générale trouvait environ 97°, avec une plage de préférence de 90,7 à 103,3°.

On peut donc retenir :

moins de 90° : pointe plutôt descendante

90 à 100° : zone masculine équilibrée

environ 95 à 97° : valeur centrale

100 à 105° : pointe davantage remontée

plus de 105° : rotation importante

Plus l’angle augmente, plus la pointe tourne vers le haut et plus les narines deviennent visibles de face.

b. Pointe tombante ou remontée

Une pointe tombante possède une rotation faible et descend devant la base du nez.

Une pointe remontée présente au contraire une rotation importante.

Chez l’homme, une pointe neutre ou légèrement descendante par rapport aux standards féminins conserve généralement davantage de longueur et de structure au profil.

L’objectif n’est toutefois pas d’avoir une pointe basse : une pointe réellement droopy allonge artificiellement le nez et ferme excessivement l’angle nasolabial.

La zone autour de 90 à 100° permet généralement d’éviter les deux extrêmes.

c. Supratip

Le supratip est la petite région du dorsum immédiatement située au-dessus de la pointe.

Chez l’homme, le dorsum tend à rejoindre directement la pointe, avec peu ou pas de creusement supratip.

Chez la femme, un léger supratip break est davantage utilisé.

Une dépression marquée avant la pointe crée un profil plus concave et augmente visuellement la rotation de celle-ci. Les références de rhinoplastie masculine privilégient donc généralement une ligne dorsale droite jusqu’aux tip-defining points.

6. Relation entre le nez et le menton

a. Angle nasomental

Le nez ne peut pas être analysé de profil indépendamment du menton.

L’angle nasomental est formé par :

nasion → pointe du nez

et :

pointe du nez → pogonion

Le pogonion correspond au point le plus avancé du menton.

Une plage d’environ 120 à 132° constitue le repère classique.

Autour de 126°, la relation nez-menton se trouve au centre de cette plage.

Un angle plus petit peut correspondre à un nez très projeté, un menton fortement avancé ou une combinaison des deux.

Un angle plus grand peut correspondre à un nez peu projeté, un menton en retrait ou une combinaison des deux.

C’est pourquoi un nez qui semble trop grand de profil peut parfois être surtout accentué par un menton insuffisamment projeté.

b. Projection relative

La taille apparente du nez change énormément selon la projection du front, du maxillaire et du menton.

Un même nez paraîtra plus grand avec un menton en retrait et plus petit avec un menton correctement projeté.

L’analyse du nasofacial angle, du nasomental angle et du Goode ratio permet donc de distinguer la taille réelle du nez de son apparence dans le profil général.

7. La base du nez et les narines

a. Forme générale de la base

Vue du dessous, la base du nez forme approximativement un triangle.

Dans le canon classique, ce triangle se rapproche d’un triangle équilatéral.

La pointe forme le sommet antérieur, tandis que les deux ailes constituent les angles latéraux.

Une base très large transforme cette forme vers un trapèze. Une base extrêmement étroite produit un triangle très aigu.

Cette vue permet surtout d’évaluer la projection de la pointe, la symétrie des narines, la columelle et les ailes.

b. Forme des narines

Les narines forment généralement une forme ovale ou en goutte.

Elles doivent être relativement symétriques et présenter une transition régulière vers la pointe et la columelle.

Une narine très ronde augmente visuellement la largeur de la base.

Une narine très longue et étroite accompagne souvent une pointe plus projetée.

Leur forme doit également être observée au repos : un affaissement des ailes à l’inspiration peut modifier fortement leur apparence.

c. Columelle et lobule

La columelle correspond à la bande centrale située entre les deux narines.

Vue du dessous, une proportion classique donne :

longueur de la columelle ÷ longueur du lobule infratip ≈ 2

soit environ un rapport 2:1.

Le lobule infratip correspond à la partie située entre la pointe et le début de la columelle.

Une columelle relativement longue associée à un lobule plus court donne une pointe bien projetée et structurée.

d. Columellar show

De profil, une petite partie de la columelle doit être visible sous le bord de l’aile.

On mesure verticalement la distance entre le bord de l’aile et le bord inférieur de la columelle.

Une exposition autour de 2 à 3 mm constitue le repère classique, certaines références utilisant jusqu’à 4 mm.

Trop de columelle visible produit une hanging columella ou peut provenir d’une aile rétractée.

Trop peu de columelle donne l’impression que la partie centrale du nez est remontée ou cachée.

e. Alar flare

L’alar flare correspond au dépassement latéral de l’aile au-delà du point où elle rejoint la joue.

On repère l’alar crease, c’est-à-dire le sillon entre l’aile du nez et la joue, puis on mesure jusqu’au point le plus latéral de l’aile.

Une convexité d’environ 2 à 3 mm au maximum au-delà du sillon constitue un repère classique.

Un flare important augmente la largeur apparente de la base même lorsque la distance entre les insertions des ailes reste normale.

Il faut donc distinguer largeur de la base et flare.

8. L’angle ipsilatéral alaire

a. Principe

L’Ipsilateral Alar Angle ou IAA décrit la manière dont le nez s’inscrit entre les yeux.

Sur une photographie de face, on utilise le point inférieur ou latéral de la base nasale comme sommet et on trace des lignes en direction des canthi externes.

L’angle obtenu décrit le triangle formé entre les yeux et la base du nez. Les guides de mesure récents utilisent généralement environ 85 à 95°.

Un angle faible correspond à une base nasale relativement étroite ou située plus bas par rapport aux yeux.

Un angle élevé correspond à une base plus large ou à une géométrie plus ouverte du milieu du visage.

Cette mesure dépend fortement des proportions du reste du visage. Elle est donc moins directement « nasale » que la largeur alaire ou le ratio hauteur/largeur.

b. Relation avec la mâchoire

L’IAA est parfois comparé au Jaw Frontal Angle.

Les deux angles sont idéalement assez proches, avec une différence d’environ 0 à 3° dans les systèmes récents.

Le principe est que le triangle du milieu du visage et celui du bas du visage présentent une ouverture comparable.

Cette mesure concerne davantage l’harmonie générale que la qualité du nez pris isolément.

9. La forme générale recherchée

a. De face

Le nez occupe environ un quart de la largeur bizygomatique, avec un ratio alare-alare / bizygomatique autour de 0,24 à 0,26.

Sa largeur se rapproche de la distance entre les coins internes des yeux, avec un ratio autour de 1,0 à 1,1.

Sa hauteur est environ 1,4 à 1,5 fois sa largeur.

L’arête est définie mais pas excessivement étroite. Les dorsal aesthetic lines descendent symétriquement des sourcils, se resserrent au tiers moyen puis rejoignent progressivement la pointe.

La pointe est définie sans être bulbous. Les ailes ne présentent pas de flare important et le nez reste centré sur l’axe du visage.

b. De profil

Le radix est suffisamment haut et projeté pour créer une transition nette mais non profonde avec le front.

L’angle nasofrontal se situe autour de 120 à 130°.

Le dorsum est droit ou très légèrement convexe.

Le nasofacial angle se trouve approximativement autour de 30 à 36°, tandis que la projection de la pointe selon Goode tourne autour de 0,55 à 0,60.

Le nasolabial angle se situe autour de 90 à 100°, avec environ 95 à 97° comme valeur centrale.

La relation avec le menton produit un nasomental angle autour de 120 à 132°.

c. De dessous

La base se rapproche d’un triangle régulier.

Les narines sont symétriques et plutôt ovales ou en goutte.

La columelle forme une ligne centrale droite. Sa longueur est approximativement deux fois celle du lobule infratip.

Le flare des ailes reste limité et la pointe est suffisamment projetée pour conserver une forme triangulaire plutôt que très large et aplatie.

10. Les principales mesures

a. Hauteur/largeur du nez

Mesure : distance nasion → subnasale ÷ largeur alare gauche → alare droit

Repère : environ 1,4 à 1,5

Valeur centrale : environ 1,45

b. Indice nasal

Mesure : largeur alare gauche → alare droit ÷ distance nasion → subnasale × 100

Repères : moins de 70 = long et étroit ; 70 à 85 = intermédiaire ; plus de 85 = large et court

c. Largeur du nez par rapport au visage

Mesure : largeur alare gauche → alare droit ÷ largeur zygion gauche → zygion droit

Repère : environ 0,24 à 0,26

Valeur centrale : environ 0,25

d. Largeur du nez par rapport aux yeux

Mesure : largeur alare gauche → alare droit ÷ distance canthus médial gauche → canthus médial droit

Repère : environ 1,0 à 1,1

Valeur centrale : autour de 1,0 à 1,05

e. Rapport bouche/nez

Mesure : largeur commissure gauche → commissure droite ÷ largeur alare gauche → alare droit

Repère : environ 1,38 à 1,52

Valeur centrale : environ 1,4 à 1,45

f. Largeur de la pyramide osseuse

Mesure : largeur de la base osseuse du nez ÷ largeur alare gauche → alare droit

Repère : environ 0,70 à 0,80

Valeur centrale : environ 0,75

g. Angle nasofrontal

Mesure : angle entre la ligne glabelle → nasion et la ligne nasion → pronasale

Repère : environ 120 à 130°

Valeur centrale : environ 125 à 130°

h. Angle nasofacial

Mesure : angle entre la ligne glabelle → pogonion et la ligne nasion → pronasale

Repère : environ 27 à 36°

Valeur centrale : environ 30 à 35°

i. Projection de la pointe

Mesure : projection perpendiculaire pronasale → plan de l’alar crease ÷ longueur nasion → pronasale

Repère : environ 0,55 à 0,60

Valeur centrale : environ 0,57

j. Angle nasolabial

Mesure : angle entre la direction de la columelle vers le pronasale et la direction subnasale → lèvre supérieure

Repères : moins de 90° = pointe relativement descendante ; 90 à 100° = zone masculine équilibrée ; plus de 100° = rotation croissante vers le haut

Valeur centrale : environ 95 à 97°

k. Angle nasomental

Mesure : angle entre la ligne nasion → pronasale et la ligne pronasale → pogonion

Repère : environ 120 à 132°

Valeur centrale : environ 126°

l. Columellar show

Mesure : distance verticale entre le bord inférieur de l’aile et le bord inférieur visible de la columelle sur le profil

Repère : environ 2 à 3 mm

m. Rapport columelle/lobule

Mesure : longueur visible de la columelle à la base ÷ longueur du lobule infratip sur la vue inférieure

Repère : environ 2:1

n. Alar flare

Mesure : distance entre l’alar crease et le point le plus latéral de l’aile

Repère : environ 0 à 2-3 mm

o. Ipsilateral Alar Angle

Mesure : angle formé depuis la base latérale du nez vers les deux canthi externes sur une photographie de face

Repère : environ 85 à 95°

11. Les mesures les plus utiles

Pour une analyse rapide, les paramètres les plus informatifs sont la hauteur par rapport à la largeur, la largeur nasale par rapport aux pommettes, la largeur par rapport à l’espace intercanthal, l’angle nasofrontal, l’angle nasofacial, la projection selon Goode, l’angle nasolabial et l’angle nasomental.

Un ensemble proche de :

hauteur/largeur : environ 1,45

largeur nez/bizygomatique : environ 0,25

largeur nez/intercanthal : environ 1,0 à 1,05

angle nasofrontal : environ 125 à 130°

angle nasofacial : environ 30 à 35°

projection de Goode : environ 0,55 à 0,60

angle nasolabial : environ 95 à 97°

angle nasomental : environ 126°

décrit un nez masculin relativement droit, de largeur moyenne, suffisamment projeté, avec une pointe définie mais peu remontée.

La forme du dorsum et de la pointe reste ensuite essentielle : deux nez ayant exactement les mêmes ratios peuvent paraître très différents si l’un possède une arête droite et une pointe définie tandis que l’autre présente une bosse importante ou une pointe bulbous.

- Victor Billot Bonnafoux

Sources

Les références de cette fiche restent à compléter.


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