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Nettoyage (corps)

S.25Mis à jour le

Histoire

La toilette dans la Grèce antique

Chez les Grecs de l’Antiquité, les athlètes pouvaient utiliser de l’huile puis un strigile, instrument courbe servant à retirer les matières présentes sur la peau. Le Metropolitan Museum en conserve un exemplaire en bronze daté du Ve siècle avant notre ère ou plus tard. La toilette ne reposait donc pas nécessairement sur le mélange d’eau et de savon qui nous paraît familier.

L’objet faisait partie d’un ensemble comprenant notamment un petit flacon d’huile et une éponge. Il montre que le nettoyage pouvait associer plusieurs gestes et accessoires, plutôt qu’un seul produit. Cela ne constitue pas une méthode à reproduire avec un grattoir moderne : l’intérêt est de comprendre la diversité des pratiques, pas d’en déduire qu’une technique ancienne serait plus douce.

Les bains-douches publics à Paris aux XIXe et XXe siècles

L’histoire du lavage dépend autant des logements que des savons. À Paris, les premiers bains-douches municipaux apparaissent à la fin du XIXe siècle, lorsque de nombreux habitants ne disposent ni de salle de bains ni d’eau chaude chez eux. Ces établissements donnent accès à une toilette que les conditions matérielles du domicile rendaient difficile.

Les bains-douches Petitot, inaugurés en 1935, illustrent cette fonction sociale. Leur bâtiment Art déco est conçu pour accueillir le public, avec des cabines de douche. Ils rappellent qu’un conseil d’hygiène suppose d’abord des moyens concrets : de l’eau, un espace adapté, du temps et un endroit où se sécher et se changer.

Du savon aux nettoyants sans savon

Le savon provient de la transformation de corps gras par un agent alcalin. Les nettoyants modernes peuvent aussi employer d’autres familles de tensioactifs, réunies sous le terme de syndets. Cette distinction ne suit pas la forme du produit : un pain solide peut être un syndet, et un liquide peut contenir du savon. Le passage au flacon ne suffit donc pas à expliquer la douceur d’une formule.

Le développement des nettoyants pour peaux sensibles

Le développement des syndets et des formules relipidantes répond notamment aux difficultés des peaux sèches ou sensibles. Retirer le gras visible n’est qu’une partie du travail : il faut aussi limiter les interactions avec la couche cornée qui protège la peau. Les recherches sur les nettoyants examinent ainsi la formule complète, et pas seulement sa capacité à faire de la mousse.

Cette évolution aide à comprendre les conseils actuels : une douche courte, une formule adaptée et peu de frottement peuvent être suffisants. La sensation de peau qui crisse n’est pas un objectif. On peut chercher la propreté tout en conservant une peau souple, sans multiplier les accessoires ni les lavages pour imiter les promesses d’un emballage.

Sources

  1. Metropolitan Museum — Strigile grec et nettoyage à l’huile (nouvel onglet)
  2. Ville de Paris — Histoire des bains-douches Petitot (nouvel onglet)
  3. OpenStax — Chimie du savon et action lavante (nouvel onglet)
  4. Mijaljica et al., 2022 — Savons, syndets et barrière cutanée (nouvel onglet)
  5. American Academy of Dermatology — Douche et soins des peaux sèches (nouvel onglet)

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