Poils (corps)
Histoire
L’épilation dans la Rome antique
L’entretien des poils corporels ne date pas des salles de sport ni des publicités pour tondeuses. Dans le monde romain, l’épilation faisait partie de certaines pratiques de toilette, chez les hommes comme chez les femmes. Les découvertes de Wroxeter, en Grande-Bretagne, témoignent de son importance dans les bains : English Heritage y recense plus de cinquante pinces à épiler.
Sénèque évoque même les cris provoqués par l’épilation des aisselles dans une lettre sur le bruit des bains. Ce détail montre combien la pratique pouvait être familière dans ce contexte. Il ne faut toutefois pas imaginer une Antiquité uniformément imberbe : les usages variaient selon le milieu, et les jugements sur le soin du corps pouvaient aussi porter sur la masculinité et le statut social.
Au XXe siècle, la mode et la publicité
Aux États-Unis, les vêtements féminins du début du XXe siècle exposent davantage certaines parties du corps. Le Smithsonian relie l’essor des robes courtes et des hauts sans manches, dans les années 1920, aux campagnes encourageant le rasage des jambes et des aisselles. Gillette avait lancé dès 1915 le Milady Decollette, un rasoir commercialisé spécialement pour les femmes.
Cet exemple montre comment une habitude esthétique peut se développer avec la mode vestimentaire et la vente de produits. Une zone auparavant couverte devient visible, puis son apparence fait l’objet de nouvelles attentes. Il s’agit ici d’une évolution documentée aux États-Unis, surtout pour les femmes : elle ne permet pas de dater une disparition générale des poils dans toutes les sociétés.
L’entretien masculin aux XXe et XXIe siècles
Chez les hommes, les préférences ne se résument pas à une opposition entre un corps entièrement poilu et un corps entièrement épilé. Une étude publiée en 2014 auprès de 238 étudiants américains examinait plusieurs degrés de pilosité sur un même corps masculin. Beaucoup de participants masculins déclaraient réduire ou retirer des poils, notamment au niveau du pubis. Cet échantillon décrit un milieu précis, pas une préférence universelle.
Pour choisir votre entretien aujourd’hui, distinguez donc les images que vous appréciez de ce que vous souhaitez réellement conserver sur votre corps. Vous pouvez raccourcir le torse, retirer des poils sur les épaules et garder les jambes naturelles. Le résultat dépend autant des raccords entre les zones que de la quantité de poils retirée ; une tonte légère peut suffire à obtenir l’apparence recherchée.
Sources
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