Mains au visage

Histoire

Un geste fréquent, souvent peu remarqué

Toucher son visage a été étudié comme un comportement spontané, au-delà du simple geste de soin. Une observation publiée en 2015 a relevé une moyenne de vingt-trois contacts par heure chez vingt-six étudiants en médecine. Ce petit échantillon ne représente pas toute la population, mais il illustre à quel point ces gestes peuvent se répéter sans attirer l’attention de celui qui les fait.

L’hygiène remet le sujet au premier plan

La question a pris une nouvelle place dans les travaux consacrés à la prévention des infections, notamment autour de la pandémie de Covid-19. Les recherches ont distingué le contact avec la peau de celui avec les yeux, le nez ou la bouche. Le problème étudié était alors la transmission de microbes ; pour l’apparence, la priorité reste surtout la manipulation des imperfections et l’irritation.

Une interdiction devient une méthode pratique

Les approches comportementales de renversement des habitudes proposent de repérer le geste puis de le remplacer par une réponse incompatible, comme poser les mains ailleurs. Une revue publiée en 2020 a discuté leur adaptation aux mouvements main-visage. Cette logique donne un conseil plus concret que la seule injonction « ne touche pas » : identifier la situation et préparer une autre action.

Sources

  1. Face touching: a frequent habit that has implications for hand hygiene (nouvel onglet)
  2. Stop touching your face! A systematic review of triggers, characteristics, regulatory functions and neuro-physiology of facial self touch (nouvel onglet)
  3. Reducing risky behavior with habit reversal: A review of behavioral strategies to reduce habitual hand‐to‐head behavior (nouvel onglet)

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